Un rat amoureux d’un chat, voilà une histoire digne des dessins animés ! Et pourtant, cette attirance contre-nature est possible grâce à une véritable manipulation mentale.
Chez les rats, l’odeur des chats induit un comportement de défense rapide, inné et stéréotypé. Suffisamment de générations de rats ont payé de leur vie une mauvaise interprétation de ce signal pour que la peur du félin soit ancrée au plus profond de l’espèce. Pourtant des rongeurs infectés par la toxoplasmose (Toxoplasma gondii), un parasite unicellulaire qui s’installe dans le cerveau, semblent au contraire attirés par leur prédateur naturel. Contrairement à leurs congénères sains, en présence d’urine de chat les rongeurs infectés s’attardent sur la zone au lieu d’adopter une attitude de défense et de fuir sans délai. Pour l’équipe du responsable de l’étude, l’explication se trouve dans le cerveau. Des travaux précédents ont montré que le parasite se fixait préférentiellement dans les zones cérébrales du système limbique contrôlant les émotions associées aux stimuli de prédation (la peur) et d’attirance sexuelle. Les chercheurs ont donc étudié l’activité de ces régions situées dans l’hypothalamus et l’amygdale, chez des individus sains ou infectés en présence soit de l’odeur d’une femelle, soit de l’urine d’un chat. Je vous fais grâce de l’explication technique des chercheurs.























